Travailler pour la gloire ? Non merci. Pour l’argent ? Oui bien sûr, mais pas à tout prix non plus. Car c’est désormais le sens du travail qui importe. Pour les jeunes générations c’est même devenu l’argument numéro 1 pour postuler à un nouveau job. Pas question de venir à vélo lorsque l’on travaille pour une entreprise pétrolière par exemple. Les jeunes générations sont particulièrement engagées dans leurs combats, quel qu’ils soient, et jouent la carte de l’honnêteté. Une nouvelle tendance qui pousse les entreprises et les recruteurs à changer de méthodes pour convaincre ces nouveaux talents de rejoindre leurs rangs.

 

Quand réussir sa carrière ne signifie plus gravir les échelons

 

Devenu plus qu’un « travail », le poste choisi par ces nouvelles générations est un prolongement de leur état d’esprit et de leurs convictions. Sorte d’expression de soi, le travail doit aujourd’hui avoir du sens et coller à leurs valeurs. Au point même d’influencer leur prise de poste et leur choix de métier. Mais que signifie vraiment le mot sens pour cette génération Y ? Voilà un mystère pour bien des recruteurs. Car ce « sens » du travail se révèle être très personnel et donc très différent selon les candidats. Épanouissement au travail, utilité de la fonction, fierté, bien-être et bonheur au travail… autant de définitions que peut revêtir ce mot sens.

 

On note d’ailleurs que cette définition de l’utilité du travail varie selon l’âge. Les plus jeunes, encore étudiants actuellement, sont les plus tranchés. Pour eux, un travail utile est un travail d’utilité publique. Leurs actions doivent pouvoir aider les gens et améliorer leur vie quotidienne. Les jeunes déjà en poste depuis quelques années semblent, eux, plus animés par la création de valeur et d’emploi.

 

Mais ce qui importe le plus à leurs yeux, c’est la relation gagnant-gagnant qu’ils peuvent établir avec leur société. L’idée est ici de leur permettre de se rendre utiles et performants mais aussi de ne pas renoncer à leur vie personnelle pour leur travail.

 

Trouver un travail épanouissant, mais aussi rémunérateur

 

C’est donc un véritable défi qui attend la génération Y au moment de la prise de poste. Car leur nouveau travail doit évidemment correspondre à leurs compétences et à la rémunération qu’ils souhaitent toucher mais également leur offrir l’épanouissement personnel dont ils rêvent. Comment réagissent-ils alors lorsqu’il leur faut faire un choix ? Les nouvelles générations sont-elles plus soucieuses de leur engagement et de leur impact sur la société que leurs ainés ? La réponse n’est pas aussi évidente que vous pouvez l’imaginer. Car s’ils sont réellement convaincus du bien-fondé de leurs valeurs sociales ou environnementales par exemple, ils ne sont pas pour autant prêts à renoncer à leur bien-être au travail et à un poste intéressant.

 

Comment séduire et accompagner professionnellement ces nouvelles générations ?

 

Parfois eux-mêmes un peu perdus face à leur propre définition du sens donné au travail, ces jeunes générations doivent pouvoir se questionner. Les recruteurs et les équipes RH doivent donc leur permettre de profiter d’un espace de liberté afin d’intérioriser leur quête de sens. Cela peut alors passer par des conférences, des échanges avec des acteurs clés : chercheurs, psychologues, artisans, entrepreneurs etc.

 

Ce qui semble également commun à ces nouveaux venus sur le marché du travail est leur besoin de mesurer l’impact de leurs actions professionnelles. Ils sont constamment en recherche de commentaires et de feedback sur chacune de leurs actions. Le rôle des équipes RH est donc de réussir à les accompagner et à les valoriser quand le besoin s’en fait sentir.

 

L’astuce Joomy : L’idée est donc de créer du sens et de le partager au sein de l’entreprise. Pour cela, les équipes RH peuvent manager les salariés par le sens en proposant aux collaborateurs de participer à un projet à visée sociale et à se dépasser pour atteindre les objectifs, à intégrer la solidarité entre les équipes comme culture d’entreprise ou à favoriser le sentiment d’appartenance à une communauté au sein même du groupe. C’est aux émotions et à des compétences moins traditionnelles que les recruteurs et les équipes RH doivent faire référence : la vision du salarié, son empathie, ses valeurs, son imagination, son intuition etc.